• Géraldine S

Ma vie cette tempête émotionnelle....

Mis à jour : févr. 4



Etre hypersensible et gérer ses émotions...


Aujourd’hui, rien ne va. Et cela m’épuise. Mes enfants me rendent folle, mes projets professionnels piétinent ( merci le " confinement, reconfinement, déconfinement, peut-être pas de confinement" éternel…), mes journées sont trop courtes au vu de tout ce que je souhaite entreprendre pour rebondir encore et encore. Bref, rien ne marche, rien ne va dans le bon sens.


Je me sens au bord du gouffre. Un petit coup de vent et je sombre dans l’abîme. Et l’abîme… j’y vais souvent. Aussi vite que j’en ressors. Car moi, dans ma vie d’atypique, il y a aussi toute cette partie à gérer qui me rend dingue et qui rend aussi dingue mes proches.



Accrochez-vous bien, ça déborde…


Le trop plein d’émotions m’envoie toujours vers des extrêmes émotionnels. Et en plus à la vitesse de l’éclair. Ma vie n’est qu’une succession de montagnes russes.

J’enchaîne plusieurs bonnes nouvelles, je me trouve au top lors d’une intervention, je suis félicitée par l’école pour le comportement exemplaire de mes filles ? Alors ce soir, il y aura entrée, plat, dessert faits maison, une chambre retapissée, le salon redécoré et s’il me reste encore 10 minutes, je désherbe à la main le jardin. Et j’exagère à peine…


J’enchaîne les émotions négatives et les mauvaises nouvelles ? Je me fais convoquer par l’école pour parler du comportement « débordant » de ma fille ? Alors ce soir, ça sera malbouffe (après tout on s’en fout de bien manger, on va bientôt tous mourir), je mets une annonce pour vendre la maison (car de toute façon la crise financière qui suivra la crise sanitaire va nous engloutir) et je commence à me questionner sur comment faire rentrer le chien dans le congélo car bientôt nous n’aurons plus d’autre choix que de le manger. Et là aussi… j’exagère à peine.



Et pourtant, je donne toujours le change…


Les personnes autour de moi me voient souvent comme une personne rayonnante, toujours pleine d’entrain et de dynamisme. Oui, je suis comme ça. Je donne tout et je prends sur moi, peu importe le mood du jour. J’adorerais commencer mes RDV en évoquant "la météo de mes émotions". On la pratique avec justesse avec les enfants (enfin, on commence à la pratiquer dans certaines écoles ), pourquoi, nous, adultes ne pourrions-nous pas commencer nos rencontres en disant : « Bonjour, je suis Géraldine et je préfère vous prévenir qu'aujourd’hui je suis à fleur de peau donc à la moindre contrariété cela va partir en cacahuète ». Au moins, cela pourrait expliquer le résultat de certains RDV et tout serait beaucoup plus fluide je pense. Et puis nos émotions varient aussi chaque jour, parfois même plusieurs fois au sein d’une même journée. Je peux passer du soleil radieux à la tempête. Et inversement.



Mais quand je rentre chez moi…


Mais une fois que je rentre chez moi, j’ai besoin de décompresser, encore une fois, comme les enfants. Vous savez quand vous vous prenez une magnifique tempête émotionnelle dans la tête, car votre chérubin est très heureux de vous revoir après une journée de séparation et ne trouve pas d’autre façon que de vous le signifier en hurlant. Et bien moi, c’est pareil. J’aurais aussi envie de hurler certains soirs et de me rouler par terre pour faire sortir tout ce tourbillon interne.



Mais c’est quoi ce bordel ?


Alors oui, vous le savez et je ne m’en cache plus, je suis hypersensible. Et je tiens d’abord à préciser un point capital : ce n’est pas un problème psychologique !


Je vis et ressens mes émotions plus fortement. Point. Point barre même.


Chacun a une personnalité différente et chacun vivra différemment ses émotions. Moi-même je n’exprime et ne les vis pas du tout de la même façon selon les jours, les heures, les moments de la journée. Je suis très souvent dans le contrôle total de mes émotions mais j’en paye le prix fort : je ne mange plus, je ne dors plus, je rumine, mon estomac est sens dessus, dessous…. Et parfois pour pas grand-chose…


Quand je suis très heureuse, je contiens aussi beaucoup mon émotion, au point que l’on a l’impression que cela ne me touche presque pas. A l’inverse, je pleure très régulièrement sur certaines musiques, devant un tableau ou encore devant un film qui m’émeut. La puissance de ce que je ressens et de ce qui m’envahit me poursuit ensuite pendant longtemps. En bien comme en mal.



Me préserver...


Maintenant que j’ai conscience de tout cela, j’essaye de me préserver quand je sais que des émotions négatives vont m’envahir. J’évite certaines images, certains bruits. Je fuis notamment les médias télévisuels qui projettent des images que mon cerveau emmagasine sans pouvoir prendre le moindre recul… Je veux rester maître de ce que je veux voir… ou pas. Je m’informe suffisamment pour pouvoir faire le tri. Et je suis déjà bien suffisamment soumise au yoyo émotionnel, tous les jours, en étant confrontée à mon environnement, à la gestion de mon quotidien, avec mes enfants, mon travail… pas besoin de m’imposer cela en plus.


Et je privilégie ce qui me fait du bien. Il y a donc autant que possible du calme chez moi (enfin quand il n'y a pas les enfants ;o). Ou sinon de la musique qui me booste ou me détend. Et puis il y a des livres, partout. Et quand je pourrai à nouveau y retourner… de l’art dans les musées, dans les églises (n’oublions pas que cela reste des œuvres d’art architecturales de premier ordre ) , dans les rues, dans la nature. J'aime le beau, j'aime ce qui est inspirant, j'aime ce qui est réfléchi, élaboré avec finesse.



Je n'aime pas les rencontres en grand groupe, c'est ainsi et j'assume ...


Je suis trop sensible aux jeux de dupe, aux fausses amitiés. Je ne suis pour ma part jamais dans la séduction. Si j'apprécie quelqu'un la magie opère immédiatement, très spontanément. Je suis plus forte que la fibre optique, la connexion est immédiate... ou pas. A l'inverse, si je n'apprécie pas une personne, je n'arrive pas à "faire avec". C'est ainsi. Je redoute les invitations où seront présentes de nombreuses personnes que je ne connais pas. Mon cerveau devient dingue dans ces moments là : j'analyse tout : les paroles, les gestes, les émotions. Mon ressenti global s'impose très vite à moi et une fois que mon idée est faite, je n'arrive plus à m'en défaire. Et si ça ne "matche" avec personne, je finis généralement avec le prix de la nana transparente de la soirée. Celle à qui on ne s'intéresse pas, celle qui n'a sûrement pas suffisamment de conversation pour aller vers les autres. Alors qu'en fait, mon décalage inné avec les autres m'a rendu très prudente. Si ça ne matche pas, on ne me comprendra pas. J'en souffre depuis toujours alors à quoi bon? Alors malgré mon amour absolu des rencontres humaines ( paradoxe...), je passe mon tour volontiers. Je reviendrai un soir où nous serons très peu nombreux et où nous prendrons du temps pour refaire le monde et découvrir nos richesses mutuelles communes.



J'essaie de réguler ainsi mes émotions ...


... mes tempêtes émotionnelles. Je ne cherche plus à me déverser auprès de mes proches. Ce n’est pas leur rôle finalement et puis je peux maintenant imaginer à quel point cela peut-être difficile à gérer pour eux ( depuis que je suis maman, je comprends mieux ). Il y a donc des échanges avec d’autres atypiques pour en discuter, des thérapeutes aussi que je vais voir plus ou moins régulièrement mais qui m’aident beaucoup à avancer.



J'essaie de trouver en moi et par des aides extérieures (sophrologue, kinésiologue ... ) mon chemin pour devenir moi-même. Et vivre avec tout cela.


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